samedi 20 décembre 2008

Du figuier et des figues...

Comment se reproduisent les figuiers ? Comment apparaissent les figues ? Poussé par la curiosité, le simple mortel qui se plonge dans la littérature pour obtenir des réponses ne peut qu’être décontenancé tant les indications paraissent contradictoires

Le figuier, arbre monoïque ?

Les botanistes sont formels à ce sujet. La figue n’est pas le fruit du figuier : c’est un réceptacle presque entièrement fermé tapissé de fleurs femelles du côté de la "queue" et de fleurs mâles au­tour du petit orifice se trouvant à l’opposé de la "queue" .
Les fruits du figuier sont ces petites graines qui croquent sous la dent lorsque nous mangeons des figues et que l’on nomme « akènes ». (Pour leur part, les "akènes" du fraisier se trouvent à la surface du réceptacle)

Voici la description qu’en donne Costes : «… fleurs monoïques, nombreuses, pédicellées, réunies dans l'intérieur d'un réceptacle en poire, à peine ouvert au sommet, charnu, vert jaunâtre ou vio­lacé ; les supérieures mâles, à périanthe à 3 divisions, 3 étamines dressées, opposées aux sépales ; les inférieures femelles, à périanthe à 5 lobes et à tube décurrent sur le pédicelle, 2 styles latéraux ; fruits très petits, drupacés, renfermés dans le réceptacle accrescent et à la fin caduc. »

Une observation attentive permet de dire que certaines figues contiennent des fleurs mâles fertiles (produisant du pollen) et que les autres contiennent des fleurs mâles stériles.

On peut également observer que certaines figues contiennent des fleurs femelles à styles courts (brévistyles) et que les autres contiennent des fleurs femelles à styles longs (longistyles). (On peut retrouver ces types morphologiques chez la primevère Primula acaulis. cf. Bulletin de la FMDS N°188)

On peut aller plus loin et remarquer que les fleurs mâles produisent leur pollen quelques semaines après que les fleurs femelles aient cessé d’être réceptives: il ne peut donc y avoir de fécondation entre les partenaires situés dans une même figue.

Le figuier, arbre dioïque ?

Alors que le caractère monoïque du figuier Ficus carica est avéré, on entend constamment parler de figuier mâle (ou caprifiguier, figuier de bouc) et de figuier femelle (ou figuier domestique).
Pour comprendre cela, il faut savoir que la zone de reproduction spontanée du figuier est limitée au nord de la Méditerranée. Elle englobe notamment la bordure méditerannéenne de la France.
Dans cette région, le développement des figuiers est étroitement lié à l’intervention d’un insecte hyménoptère, le blastophage (Blastophaga psenes L.).

A certain moment de l’année, les larves de cet insecte devenues femelles adultes à l’intérieur d’une figue sortent de leur abri. Elles se chargent de pollen en se dirigeant au milieu des fleurs mâles vers l’orifice de la figue. Parvenues à l’extérieur, elles finiront par être attirées par les fleurs femelles d’une autre figue prêtes à être fécondées. Elles pénètrent dans cette figue afin de déposer leurs œufs directement dans les stigmates des fleurs. Si elles y parviennent, les fleurs femelles sont parasitées par le développement des larves et rendues stériles.
Plus tard, lorsque les larves devenues adultes s’échapperont de la figue, elles emporteront le pollen. On peut donc dire que cette figue fonctionne comme un organe mâle : elle ne produit pas de graines et libère du pollen. L’arbre sur lequel elle apparaît est appelé : caprifiguier.

Ceci est vrai pour des figues contenant des fleurs mâles non stériles et des fleurs femelles brévisty­les. En effet, c’est seulement dans ce type de fleurs que les insectes peuvent déposer leurs œufs.

Si par hasard, un insecte pénètre dans une figue disposant de fleurs femelles longistyles, il ne pourra déposer ses œufs. Ses efforts ne serviront qu’à répandre sur les fleurs le pollen dont il est chargé. Il féconde les fleurs et meurt sans avoir pu assurer sa descendance. Dans ce cas, la figue se comporte comme un organe femelle : elle fructifie et ne produit pas de pollen. L’arbre sur lequel elle apparaît est appelé : figuier domestique.

La coévolution entre figuier et blastophage

Fonctionnellement, dans les régions où existe Blastophaga psenes, Ficus carica peut donc être considéré comme une espèce dioïque.

Les figuiers sont capables de fleurir (c’est à dire de donner naissance à des figues) plusieurs fois dans l’année.

Au printemps, des bourgeons apparaissent à la base du rameau annuel. Ils se dé­veloppent pour donner des figues réceptives en août et qui libèrent en mai des blastophages non chargés de pollen (car les fleurs mâles sont stériles). Ces figues sont appelées mamme.
Après croissance du rameau annuel, des bourgeons apparaissent à son extrémité. Ils gardent la dimension d’un grain de poivre en hiver, et reprennent leur crois­sance au printemps. Les figues obtenues sont réceptives en mai et productrices de pollen et de blastophages en juillet. Ces figues sont appelées profichi.

Ce cycle est celui du caprifiguier. Certains insectes libérés en juillet peuvent sur­vivre jusqu’à ce que les mamme deviennent réceptives. Le caprifiguier permet ainsi le renouvellement des générations de blastophages. Par contre, il ne permet pas de produire les graines nécessaires à la reproduction du figuier.
Cette fonction est assurée par le figuier domestique. En effet, le rythme des florai­sons chez ce dernier fait, qu’en juillet, des figues se trouvent réceptives. Elles re­coivent donc la visite des insectes pollinisateurs. La fécondation a lieu et permet en septembre la production de graines.

Dans les régions situées plus au nord, l’insecte pollinisateur n’existe pas. Plus au sud, le rythme de développement des fleurs et des insectes n’est plus aussi harmonieux. Dans ces deux cas, la pro­duction de figues et la reproduction des figuiers en sont affectées.

Quand le blastophage est défaillant…

Au nord, le figuier s’est probablement répandu grace aux graines disséminées par les oiseaux.
L’absence de blastophage a permis la mise en lumière d’individus possédant une particularité géné­tique favorisant le parthénocarpisme .

L’homme a probablement conservé et muliplié par voie végétative de tels individus.
Les descendants de ces individus, ramenés dans leur région d’origine, ont contribué à augmenter la fréquence des gènes favorisant la parthénocarpie.

Au sud de cette zone, le rayon d’action des blastophages ne leur permet pas de grands déplace­ments. Il leur est alors difficile d’aller polléniser des figuiers domestiques se trouvant à distance.
L’homme a remarqué depuis très longtemps que la fécondation des figues de figuiers domestiques n’a lieu que si des profichi mûres sont suspendues, en été, à leurs branches. Cette opération est ap­pelée "caprification".

Les figues au fil des saisons :

  • Les "figues de l’année" sont produites par les bourgeons qui apparaissent à la base du ra­meau annuel (de mars à juin pour la région de Montpellier).


    • Chez le figuier domestique, elles se développent en figues réceptives en juillet et vien­nent à maturité en septembre. Elles sont appelées "figues d’automne".

    • Chez le caprifiguier, les "figues de l’année" sont appelées "mamme". Elles sont ré­ceptives en août, abritent les larves de blastophage en hiver et les libèrent en mai, ce qui permet la ponte dans les "figues de printemps".
      Avant la production de "mamme", certains caprifiguiers peuvent donner des "mammoni" qui évoluent de la même façon que les "figues d’automne".


  • Les "figues de printemps" sont produites par des bourgeons apparaissant aux extrémités du rameau. Ils ont la dimension d’un grain de poivre, passent l’hiver et reprennent leur crois­sance au printemps.


    • Chez le figuier domestique, il arrive exceptionnellement que de tels bourgeons soient présents. S’ils ne tombent pas avant la période de réceptivité, ils donnent des "fi­gues-fleurs". A cette période, il n’y a pas d’activité des blastophages. Les "figues-fleurs" se développent par parthénocarpisme et mûrissent en juillet.

    • Chez le caprifiguier on les appelle "profichi". Les figues obtenues sont réceptives en mai et productrices de pollen et de blastophages en juillet. Cela rend possible la fécondation des "figues d’automne" et le parasitage des "mamme".



La culture du figuier remonte à environ 10000 ans. Cette domestication a eu des conséquences profondes sur l’évolution de l’espèce. En sélectionnant les variétés, l’homme cherche à favoriser la production soit de figues-fleurs, produit primeur, soit de figues d’automne, plus aptes au séchage.


Cette contribution se réfère à :

Thèse de Finn Kjellberg soutenue le 20 mai 1983
Consultable sur http://www.cefe.cnrs.fr/coev/pdf/fk/Kjellberg1983these.pdf

Observations récentes sur la pollinisation du figuier par F. Kjellberg, A. Aljibouri et G. Valdeyron. Fruits, Jul.-aug. 1983, vol. 38, n° 7-8, p. 567-569
Consultable sur http://www.cefe.cnrs.fr/coev/pdf/fk/Kjellberg1983.pdf

Photos : http://www.cefe.cnrs.fr/coev/albums/ficus_carica.htm
http://www.roscoff-quotidien.eu/figuier.htm


L’absence de blastophages n’empêche pas l’existence des figuiers. A Roscoff, en Bretagne, un figuier a vécu plus de 300 ans. Il s’agissait d’un caprifiguier. En 1891, un témoin, Félix SAHUT, le décrit : son tronc mesurait jusqu’à 2,40 m de circonférence, ses branches couvraient 700 m² et il produisait 500 kg de fruits par an.





Notre département abrite également des figuiers spontanés ou plantés. Il serait intéressant de recueillir les observations faites par les amateurs de figues sur le comportement de leurs figuiers : figuier domestique ou caprifiguier ? date d’apparition des bourgeons ? date de maturité des fruits ? qualité gustative ? …

Pierre


    mercredi 10 décembre 2008

    Comment se propage le Striga, l'Herbe aux Sorcières


    Le Striga produit de jolies fleurs rose.
    C’est une plante remarquable par son mode de reproduction.
    Elle provoque des dégâts considérables dans les cultures vivrières (Sorgho, Maïs, Mil, etc.) des pays sahéliens qui peuvent ainsi perdre jusqu’à 70% des récoltes.
    Elle est hémiparasite et ses graines peuvent rester des décennies dans le sol en attendant le moment favorable pour germer.
    Lorsque les graines semées par les agriculteurs commencent à germer, elles produisent des bouffées d’éthylène (*) qui « éveillent » les graines de Striga. Les radicules du Striga, au lieu de s’élever vers la surface du sol, se dirigent vers les graines ayant provoqué leur germination et les parasitent.
    Cf. La Biologie végétale p. 32-33 - Jean-Louis Bonnemain et Christian Dumas - Que Sais-je – 1998


    Parmi les stratégies de lutte contre ce véritable fléau, il en est une qui semble prometteuse.
    Des chercheurs canadiens ont découvert qu'un champignon (Fusarium oxysporum) présent dans le sol au Mali pouvait stopper la croissance du Striga. Lors d'une étude pilote, on a fait pousser le champignon sur de la paille de sorgho qu'on a ensuite mélangée aux graines lors de l'ensemencement. Le champignon, sans danger pour la santé humaine, attaque le Striga au début de sa croissance, augmentant radicalement les rendements de sorgho. Cette technique fait d'ailleurs l'objet d'autres tests sur le terrain au Mali, avec la collaboration de l'Institut d'économie rurale (IAR) de ce pays et de l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT).
    Cf. Centre de Recherches pour le Développement International http://www.idrc.ca/fr/ev-8534-201-1-DO_TOPIC.html


    (*) L’éthylène est un gaz. C’est aussi une hormone végétale qui, outre la germination, contrôle la maturation de certains fruits (abricot, banane, tomate, pomme, kiwi, etc…) qui ainsi peuvent continuer à mûrir après cueillette. Placer une pomme très mûre au milieu de kiwis encore fermes accélère leur maturation.
    Un autre exemple de l'utilisation des effets de l'éthylène :
    Dans la variété de tomate commercialisée par Monsanto, les chercheurs ont introduit un gène bactérien qui code une enzyme dont l’effet est de détourner vers un autre produit la cascade de réactions aboutissant à l’éthylène. Dans ce cas, la synthèse d’éthylène dans les tomates transgéniques est réduite de plus de 90% et le processus de mûrissement très ralenti.
    Cf. La Biologie végétale p.122-123 - Jean-Louis Bonnemain et Christian Dumas - Que Sais-je – 1998

    mardi 25 novembre 2008

    PIERRE ET DUDU bonjours .au sujet du vinaigre :la mere doit toujours erte en surface ou bien doit elle etre immergee? merci pour la reponse.

    La mère du vinaigre est constituée de bactéries qui ont besoin d'oxygène pour survivre. Elles fixent de l'oxygène dans le vin avec lequel elles sont en contact et qui se transforme en vinaigre.
    Si elle est immergée, la mère du vinaigre non seulement ne peut plus remplir ce rôle mais est condamnée à mourir faute d'oxygène.
    Pierre

    jeudi 30 octobre 2008

    Le caille-lait fait-il cailler le lait ?

    Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique et de médecine rurale et vétérinaire: ou, Dictionnaire universel d'agriculture

    Rédigé par MM ROZIER CHAPTAL PARMENTIER DELALAUSE MONGEZ LASTEYRIE DUSSIEUX GILBERT ROÜGIER DE LA BERGERIE…

    Page 491-492

    La coagulation du lait par l’alcool, et par les végétaux évidemment acides, est bien connue ; mais il faut en ajouter une certaine quantité, sans quoi le coagulum n’a jamais une forte consistance : la grande oseille semble produire l’effet le plus marqué.
    Parmi les plantes non acides soumises à l’expérience, plusieurs de la famille des rubiacees, ont été mises à bouillir dans le lait, mais il n’a jamais été possible d’en trouver une qui opérât la coagulation ; nous n’en exceptons pas mêmе le caille-lait, vert ou sec, ancien et nouveau, à diverses époques de sa végétation, en infusion, en décoction ou en substance, auquel tous les auteurs cependant ont attribué la propriété qui lui a donné son nom : elle a été essayée, comme tous les auteurs le recommandent, sans avoir pu jamais obtenir un effet perceptible.
    On sait que le lait qui commence à devenir ancien a une grande disposition à se cailler ; il suffit pour cela de lui faire éprouver un léger degré de chaleur : dans l’été, il acquiert souvent la propriété de se cailler spontanément, en moins de six heures, lorsqu’on le met sur le feu. On conçoit d’après cela que, si on opéroit sur du lait de cette espèce, il ne faudroit plus attribuer sa coagulation à l’influence du caille-lait qu’on y auroit mêlé
    Une chose bien étonnante, c’est que depuis Dioscoride jusqu’à nous, il ne se soit pas trouvé un seul auteur qui ait même osé élever quelques doutes sur la propriété du caille-lait ; aussi est-on en droit d'en conclure que tous les auteurs se sont copiés servilement, et que c’est ainsi qu’ils ont transmis une erreur qu’une seule expérience auroit pu si facilement détruire. Que d’exemples, en physique et en chimie, ne pouroit-on pas citer de pareilles fautes qui tiennent à la même cause. !
    Mais ce que ne produit pas le caille-lait, les fleurs d’artichauts et de chardons le font d’une manière très marquée : il suffit de mêler une infusion assez forte de ces fleurs, ou même de les mettre en substance avec du lait, pour déterminer la coagulation.

    A consulter sur : http://books.google.fr/books?id=6WUMAAAAYAAJ&hl=fr


    S’il revenait parmi nous, Parmentier pourrait constater que certaines fausses idées ont la vie longue:

    • Le Petit Larousse de 2004 indique sous le terme Caille-lait : n. m. inv. BOT. Gaillet blanc, dont le suc fait cailler le lait.

    • Sur Wikipédia, à la rubrique Gaillet, on peut lire : « Les gaillets sont des plantes de la famille des Rubiacées appartenant au genre Galium, dont quelques-unes sont également appelées « caille-lait », du fait de la présence d'une enzyme permettant de faire cailler le lait. »


    jeudi 15 mai 2008

    Les savoir-faire des champignons(1)

    La paroi cellulaire des végétaux est notamment constituée de cellulose. Celle de beaucoup de champignons est constituée de chitine. Cette substance se retrouve par exemple dans la carapace des insectes et des crustacées.
    Les végétaux disposent en abondance de carbone et peuvent l’immobiliser dans les parois cellulosiques. Les champignons saprophytes, pauvres en carbone, savent élaborer la chitine grâce à l’azote dont ils disposent en abondance. (cf. Biologie végétale – J-C Laberche – Dunod).

    La chitine entre dans la composition de produits ayant des applications en chirurgie, médecine, cosmétique et dans le filtrage (vin, jus de fruit, bière, eaux usées).

    Elle était extraite jusqu’à présent à partir de carapace de crustacés. La méthode est polluante et entraîne des risques d’allergie.

    Il pourrait être possible d’extraire industriellement la chitine de champignons microscopiques ou … de déchets de champignons de Paris ! Production « à partir de ressources renouvelables, constantes, traçables et hypoallergéniques, au contraire d'une production à partir de crustacés »
    Voir à ce propos le site :
    http://recherche-technologie.wallonie.be/fr/particulier/menu/revue-athena/par-numero/n-233-septembre-2007/entreprises/le-champion-du-champignon.html

    Pierre

    mardi 29 avril 2008

    La mère du vinaigre : champignon ou bactérie ?


    La transformation du vin en vinaigre

    Le vinaigre est le résultat d’une maladie du vin : « la piqûre acétique ». Elle survient généra­lement sur les vins mal protégés de l'oxygène de l'air et peu sulfités.
    On retrouve des traces de fabrication du vinaigre en Égypte et en Mésopotamie, il y a plus de 5 000 ans. Il est probablement aussi vieux que le vin (environ 10 000 ans).
    Au XIXe siècle, Christiaan Hendrik Persoon (1757-1835), botaniste d’origine hollandaise, attribue la production de vinaigre au voile qui se forme à la surface du vin laissé à l’air libre. Croyant être en présence d’un champignon, il lui donne le nom de Mycoderma acéti. Il s’agit en fait de bactéries dites acétiques qui appartiennent aux genres Acetobacter et Glucono­bacter. Celles-ci, transportées par l’air, se déposent à la surface du vin et fixent l’oxygène sur l’alcool, le transformant ainsi en acide. Au fur et à mesure que l’acétification se poursuit, les bactéries se multiplient, créant ainsi une pellicule gélatineuse à la surface du liquide : « la mère du vinaigre». Le pro­cessus se poursuit alors jusqu’à l’épuisement du milieu en alcool.

    Plusieurs bactéries peuvent être à l’origine du vinaigre : par ex. Acetobacter suboxydans

    http://www.inra.fr/layout/set/print/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/aliments_fermentes/le_vinaigre/la_fabrication_du_vinaigre_les_connaissances/

    Un champignon est constitué de cellules pourvues de noyaux alors que les bactéries sont des organismes unicellulaires qui ne possèdent pas de noyau. Les levures sont des champignons unicellulaires : la présence de noyau permet donc de les distinguer des bactéries.

    Une fois le processus terminé, la pellicule s’enfonce dans le vinaigre : elle ne contient plus que des bactéries mortes qui ne peuvent permettre d’ensemencer une autre quantité de vin.
    Notre ami Dudu s’est fait confirmer par un homme de l’art que seule la mère encore vivante (présente en surface) peut éventuellement être tranférée pour activer le démarrage de l’acéti­fication d’une autre quantité de vin.
    Pierre

    samedi 19 avril 2008

    Consultons le Courtecuisse !

    Le Guide des champignons de France et d'Europe de Courtecuisse et Duhem contient une série de pistes à explorer pour préparer la Semaine du champignon.

    Dans le § : "Importance des champignons dans différents domaines" pages 14 à 18, Courtecuisse aborde le domaine économique, la culture et les aspects commerciaux des champignons, l'importance des champignons dans le domaine écologique, la bioindication fongique, l'ethnomycologie, la relation mycologie et médecine.

    La partie concernant l'ethnomycologie mérite d'être soulignée car elle aborde le rôle des champignons dans le domaine artistique (littérature, peinture...), dans la vie de tous les jours (amadou, pigments extraits de cortinaires ou polypores utilisés notamment en Scandinavie, confection de parfums, de parure de vêtements). Ces aspects relativement peu connus peuvent être l'occasion de nouer des relations avec d'autres associations.

    Certaines sociétés mycologiques (Mons en Belgique, Toulouse...) intègrent des démonstrations de teinture naturelles de laines par des champignons au cours de leur exposition annuelle.

    On peut également ajouter le rôle des levures dans la panification, la vinification, la fabrication des fromages. Cela peut donner lieu à de petits ateliers montrant que les levures sont des organismes vivants: fabrication de levain, mise en évidence du dégagement de dioxyde de carbone au cours de la fermentation...
    Pierre

    Semaine nationale du champignon

    Cette manifestation aura lieu du 13 au 19 octobre 2008. Toutes les sociétés mycologiques de France s’impliqueront dans cette fête, en organisant des rencontres, des concours de dessin, des expositions, des sorties sur le terrain par exemple.
    L’objectif de cette semaine nationale est de diffuser vers le grand public des messages forts relatifs au monde des champignons sous tous ses aspects, notamment :
    - la prévention du risque toxique lié à la consommation de champignons,
    les principaux risques toxiques dus aux champignons eux-mêmes et à des phénomènes d’accumulation de polluants divers, message de modération de consommation qualitative (se limiter à quelques espèces de détermination certaine et de bonne qualité gustative) et quantitative,
    Le nombre important d’intoxications de 2006 enregistrées par le centre régional antipoison (Rhône-Alpes & Auvergne) a nettement indiqué que l’augmentation des intoxications touchait prioritairement les populations urbaines qui viennent s’installer à la campagne et qui n’ont aucune notion du risque lié aux champignons.
    - le rôle fonctionnel crucial des champignons dans les écosystèmes : « sans champignons, pas de forêt » pourrait être un exemple de slogan résumant ce volet ,
    - la fragilité du patrimoine fongique,
    - l’implication des champignons (au sens large) dans la vie quotidienne avec leurs effets néfastes ou bénéfiques, fermentations, fromage, alcool, pain, etc. ; médicaments ; mycotoxicoses ; mérule, etc.
    - sans oublier l’aspect « gastronomie ».

    Le Comité de La Chanterelle réfléchit à diverses initiatives. Mais d'ores et déjà vous pouvez communiquer vos remarques, vos suggestions.

    Pierre