La transformation du vin en vinaigre
Le vinaigre est le résultat d’une maladie du vin : « la piqûre acétique ». Elle survient généralement sur les vins mal protégés de l'oxygène de l'air et peu sulfités.
On retrouve des traces de fabrication du vinaigre en Égypte et en Mésopotamie, il y a plus de 5 000 ans. Il est probablement aussi vieux que le vin (environ 10 000 ans).
Au XIXe siècle, Christiaan Hendrik Persoon (1757-1835), botaniste d’origine hollandaise, attribue la production de vinaigre au voile qui se forme à la surface du vin laissé à l’air libre. Croyant être en présence d’un champignon, il lui donne le nom de Mycoderma acéti. Il s’agit en fait de bactéries dites acétiques qui appartiennent aux genres Acetobacter et Gluconobacter. Celles-ci, transportées par l’air, se déposent à la surface du vin et fixent l’oxygène sur l’alcool, le transformant ainsi en acide. Au fur et à mesure que l’acétification se poursuit, les bactéries se multiplient, créant ainsi une pellicule gélatineuse à la surface du liquide : « la mère du vinaigre». Le processus se poursuit alors jusqu’à l’épuisement du milieu en alcool.
Plusieurs bactéries peuvent être à l’origine du vinaigre : par ex. Acetobacter suboxydans
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Un champignon est constitué de cellules pourvues de noyaux alors que les bactéries sont des organismes unicellulaires qui ne possèdent pas de noyau. Les levures sont des champignons unicellulaires : la présence de noyau permet donc de les distinguer des bactéries.
Une fois le processus terminé, la pellicule s’enfonce dans le vinaigre : elle ne contient plus que des bactéries mortes qui ne peuvent permettre d’ensemencer une autre quantité de vin.