
Le Striga produit de jolies fleurs rose.
C’est une plante remarquable par son mode de reproduction.
Elle provoque des dégâts considérables dans les cultures vivrières (Sorgho, Maïs, Mil, etc.) des pays sahéliens qui peuvent ainsi perdre jusqu’à 70% des récoltes.
Elle est hémiparasite et ses graines peuvent rester des décennies dans le sol en attendant le moment favorable pour germer.
Lorsque les graines semées par les agriculteurs commencent à germer, elles produisent des bouffées d’éthylène (*) qui « éveillent » les graines de Striga. Les radicules du Striga, au lieu de s’élever vers la surface du sol, se dirigent vers les graines ayant provoqué leur germination et les parasitent.
Cf. La Biologie végétale p. 32-33 - Jean-Louis Bonnemain et Christian Dumas - Que Sais-je – 1998
Parmi les stratégies de lutte contre ce véritable fléau, il en est une qui semble prometteuse.
Des chercheurs canadiens ont découvert qu'un champignon (Fusarium oxysporum) présent dans le sol au Mali pouvait stopper la croissance du Striga. Lors d'une étude pilote, on a fait pousser le champignon sur de la paille de sorgho qu'on a ensuite mélangée aux graines lors de l'ensemencement. Le champignon, sans danger pour la santé humaine, attaque le Striga au début de sa croissance, augmentant radicalement les rendements de sorgho. Cette technique fait d'ailleurs l'objet d'autres tests sur le terrain au Mali, avec la collaboration de l'Institut d'économie rurale (IAR) de ce pays et de l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT).
Cf. Centre de Recherches pour le Développement International http://www.idrc.ca/fr/ev-8534-201-1-DO_TOPIC.html
(*) L’éthylène est un gaz. C’est aussi une hormone végétale qui, outre la germination, contrôle la maturation de certains fruits (abricot, banane, tomate, pomme, kiwi, etc…) qui ainsi peuvent continuer à mûrir après cueillette. Placer une pomme très mûre au milieu de kiwis encore fermes accélère leur maturation.
Elle est hémiparasite et ses graines peuvent rester des décennies dans le sol en attendant le moment favorable pour germer.
Lorsque les graines semées par les agriculteurs commencent à germer, elles produisent des bouffées d’éthylène (*) qui « éveillent » les graines de Striga. Les radicules du Striga, au lieu de s’élever vers la surface du sol, se dirigent vers les graines ayant provoqué leur germination et les parasitent.
Cf. La Biologie végétale p. 32-33 - Jean-Louis Bonnemain et Christian Dumas - Que Sais-je – 1998
Parmi les stratégies de lutte contre ce véritable fléau, il en est une qui semble prometteuse.
Des chercheurs canadiens ont découvert qu'un champignon (Fusarium oxysporum) présent dans le sol au Mali pouvait stopper la croissance du Striga. Lors d'une étude pilote, on a fait pousser le champignon sur de la paille de sorgho qu'on a ensuite mélangée aux graines lors de l'ensemencement. Le champignon, sans danger pour la santé humaine, attaque le Striga au début de sa croissance, augmentant radicalement les rendements de sorgho. Cette technique fait d'ailleurs l'objet d'autres tests sur le terrain au Mali, avec la collaboration de l'Institut d'économie rurale (IAR) de ce pays et de l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT).
Cf. Centre de Recherches pour le Développement International http://www.idrc.ca/fr/ev-8534-201-1-DO_TOPIC.html
(*) L’éthylène est un gaz. C’est aussi une hormone végétale qui, outre la germination, contrôle la maturation de certains fruits (abricot, banane, tomate, pomme, kiwi, etc…) qui ainsi peuvent continuer à mûrir après cueillette. Placer une pomme très mûre au milieu de kiwis encore fermes accélère leur maturation.
Un autre exemple de l'utilisation des effets de l'éthylène :
Dans la variété de tomate commercialisée par Monsanto, les chercheurs ont introduit un gène bactérien qui code une enzyme dont l’effet est de détourner vers un autre produit la cascade de réactions aboutissant à l’éthylène. Dans ce cas, la synthèse d’éthylène dans les tomates transgéniques est réduite de plus de 90% et le processus de mûrissement très ralenti.
Dans la variété de tomate commercialisée par Monsanto, les chercheurs ont introduit un gène bactérien qui code une enzyme dont l’effet est de détourner vers un autre produit la cascade de réactions aboutissant à l’éthylène. Dans ce cas, la synthèse d’éthylène dans les tomates transgéniques est réduite de plus de 90% et le processus de mûrissement très ralenti.
Cf. La Biologie végétale p.122-123 - Jean-Louis Bonnemain et Christian Dumas - Que Sais-je – 1998
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