lundi 2 février 2009

En attendant les morilles...

C’est maintenant la bonne époque pour observer les frênes : en l'absence de feuilles, les frênes communs (Fraxinus excelsior L.) sont faciles à identifier grâce à leurs gros bourgeons noirs pyramidaux présents à l’extrémité des branches. Certains d’entre eux portent encore les fruits de l’année passée (samares) : on peut en conclure qu’il s’agit de frênes monoïques femelles, de frênes dioïques ou encore hermaphrodites.

Le système de reproduction du frêne est complexe. On peut distinguer des individus possédants des fleurs bisexuées (avec étamines et pistil) et d’autres possédants des fleurs unisexuées. Parmi ces derniers, certains (monoïques) développent des fleurs mâles et femelles sur le même pied et d’autres (dioïques) ne développent que des fleurs mâles ou que des fleurs femelles .

Il est fréquent d’observer des grappes de concrétions brunes à l’aspect spongieux : elles peuvent coexister ou pas avec les samares. S’agit-il de fruits parasités ou avortés, de reliques d'inflorescences mâles, ou bien ? (ci-dessous : frêne repéré le long du Foron, prés du Parc des Écureuils)



Pour s’en assurer il faudra être attentif ce printemps à l’apparition des fleurs sur des individus repérés à l’avance.

Pierre